L’Europe a une monnaie, un marché unique et un espace sans frontière de Marbella jusqu’à Tallinn. Elle s’apprête à choisir un seul visage pour sa présidence. Mais, sur la question des réfugiés, le beau miroir se brise en vingt-sept morceaux. Dix ans après les premières avancées vers une règle du jeu commune, les juristes parlent de la « loterie du droit d’asile » dans l’UE. L’ONU et son Haut-Commissariat dénoncent des disparités criantes. [Le Figaro] Jacques Ribs et Pierre Henry, président et directeur général de France terre d’asile : Ils sont des milliers à être satellisés sur le territoire de l’UE. Cela dure depuis de longues années. Le problème est-il à ce point complexe que l’Europe renonce à définir une stratégie commune de protection, laissant les Etats se fourvoyer dans des impasses morales et politiques ? [Libération] Jacques Barrot : « Il faut garder un équilibre. L’Europe doit être généreuse, mais aussi rigoureuse. L’opacité et le foisonnement de règlements contradictoires favorisent les abus. Les deux directives que je propose dressent de nouvelles barrières et déjouent les calculs des trafiquants-passeurs ». [Le Figaro